Avertir le modérateur

31/03/2008

Ma banque me refuse un crédit, en a-t-elle le droit...

a94a0afcc5f107f829f909a17a6b3b3e.jpg

La banque qui refuse un crédit est dans la légalité et ne se rend pas coupable d'un refus de vente. Elle insère éventuellement, dans son offre préalable de crédit une clause selon laquelle elle se réserve le droit d'agréer la personne de l'emprunteur. Toute convention de prêt se conclut donc, en tenant compte de la personne du bénéficiaire et il n'y a pas de sanction pénale en refusant le crédit.

Depuis près de 30 ans, l'économie mondiale enregistre plus de 20 crises financières. Record dans la finance et jamais ce milieu n'a connu autant de dysfonctionnements, dont celui de la crise bancaire actuelle, en partie provoqué par les subprime. Les banques n'ont jamais été autant exposées à une série de risques que l'on classe en trois catégories : risques de marché, risques de crédit et risques opérationnels.

Il faut bien se rendre à l'évidence que les crises les plus risquées sont celles où les banques sont impliquées. Les marchés ont pris plus d'importance dans le financement de l'économie avec la dérèglementation et la mondialisation de la circulation des capitaux actuelles. Les banques restent de part leurs prêts, leurs placements et leur rôle d'intermédiaires sur les marchéss, des acteurs incontournables de l'argent et par voie de conséquence de notre économie.

La banque est faite pour prendre des risques et c'est en quelque sorte son métier premier. Les prêts qu'elle consent aux particuliers, aux entreprises ou à un pays aux fins de favoriser son développement, l'oblige à emprunter elle-même de l'argent à court terme pour le prêter sur du long terme à un taux d'intérêt qui inclut sa marge et l'appréciation du risque qu'elle porte sur ses clients. Et c'est à travers ce rôle classique, que la banque fournit le crédit nécessaire à la croissance de l'économie.

La banque est constamment en quête de profits toujours plus élevés, elle est alors tentée de jouer sur les marchés en se voilant la face sur les risques éventuels et ainsi vont se forger des bulles spéculatives dans le mileu boursier et immobilier par exemple. Le secteur bancaire refuse de se limiter aux risques classiques nécessaires pour assurer le financement de l'économie et le crédit moteur d'une croissances se fait rare. Et pourtant la préoccupation de base est bien le respect de limites et le calcul du capital requis pour assurer la solvabilité future de l'institution.

Le risque de crédit est géré à plusieurs niveaux : les système de gestion des limites qui permettent de diversifier le risque et d'éviter la concentration des encours crédit sur un pays, un secteur économique un groupe international par exemple. Et il y a ce fameux scoring ou, rating pour les entreprises, qui évaluent la probalité de défaut de paiement pour un client avant même de lui octroyer le crédit ; ces sytèmes sont souvent basés sur des statistiques de défaillances et permettent de segmenter les clients suivant le risque. Et puis le dernier système, est celui de gestion de portefeuille au delà de systèmes utilisés pour l'octroi du crédit, qui permet d'optimiser les transactions, c'est-à-dire que la notion de pertes moyennes intervient à nouveau mais couplée à la notion de capital économique pour dériver un RAROC, terme qui signifie Risk Adjusted Retrun On Capital, disponible donc à plusieurs niveaux soit par transaction, par client et par entité de la banque.

Voilà comment peut se mesurer les risques de nos banques lorsqu'elles refusent un crédit au consommateur non interdit bancaire et non fiché incident de paiement.

Claire BONY

www.acabe.fr

10/01/2008

banque, où se situe le prêt à taux variable en 2008

74dc82a7c9a6aac78d4dc43bc001c957.jpgIl n'est peut-être plus utile de revenir sur la notion du crédit hypothécaire en tant que tel, mais la question qui se pose à l'heure actuelle est de savoir quels en sont ses réels avantages et inconvénients.

La plupart de ces prêts ont été obtenus à une époque  à un taux très attractifs puisque inférieurs aux taux fixes.

Plusieurs cas de figure se présentent, en effet, si les taux descendent le remboursement diminue et les échéances s'en trouvent moins élevées ou c'est la durée du crédit lui-même qui se fait plus court.

A l'inverse, si ces mêmes taux remontent, les échéances vont suivre l'augmentation ou la durée du crédit va s'allonger.

Actuellement les conseils que l'on pourrait formuler reposent sur deux hypothèses :

- s'il s'agit d'un crédit à taux variable capé, mieux vaut conserver ce prêt à taux variable, en principe les taux devraient baisser

- s'il s'agit d'un crédit à taux variable non capé, soit les capacités d'absorber la hausse sont réelles, soit cette situation est une source de difficultés et mieux vaut alors contacter sa banque afin de renégocier le prêt à taux variable.

Le passage de taux variable à taux fixe est recommandé mais il faut bien renégocier et exiger un rachat de prêt qui sécurisera le consommateur, puisqu'il bénéficiera ainsi d'un prêt à taux fixe.

S'interroger alors sur ce type de prêt à taux variable, est fort conseillé et ce n'est probablement pas le type de prêt souhaitable dans une économie en pleine mutation.

Claire Bony

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu