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12/10/2009

LES BANQUES QUI CHANGENT DE NOM, UNE STRATEGIE DE COMMUNICATION...

Devant les nouvelles orientations publicitaires des banques et en l'occurrence des banques françaises comme le Crédit Agricole qui préfère diffuser sous le nom "bforbank", pour d'autres comme par exemple,"banque privée" ou "banque 1818",  le consommateur est à nouveau sollicité pour une épargne dite "de fortune" donc pour des clients très ciblés mais avec quel professionnalisme ? Ces mêmes conseillers qui, hier n'ont pas su être à l'écoute de la crise financière vont aujourd'hui prétendre mieux maitriser le risque de l'épargne boursière ! Etonnant !

Souvenirs relatés : ".. ma mère est propriétaire de 374 actions Pernod Ricard, fruit d'un achat de 10 actions Ricard au cours des années 50, c'est là une bonne partie de sa maigre fortune, elle n'est pas imposable. Par un courrier ordinaire du 16 avril 2009 du Directeur du Département Central des Opérations J.M. la banque... l'avisait d'une augmentation de capital de Pernod Richard à raison de 3 actions nouvelles pour 17 actions détenus, ce qui lui donnait droit à 66 actions aux prix de 22.60 €, une bonne affaire puisque le cours de l'action oscillait autour de 55 €.

Hélas, ma mère n'a pas remarqué que la date limite pour cette souscription était fixée au 29 avril 2009 ! Lorsque j'ai découvert ce courrier, début mai, j'ai pris contact avec le directeur de l'agence locale qui, après en avoir référé à ses supérieurs m'a fait savoir qu'il n'y avait aucune possibilité de récupérer cette opération. Une série de correspondances avec le Président Directeur Général, son service de la clientèle et avec Pernod Richard, n'a pas eu plus d'effet. Par contre, au cours de conversations téléphoniques, j'ai appris que de nombreux clients étaient dans le même cas pour des souscriptions différentes..."

Jusqu'ici sur le fond, rien à redire, mais là où le bas blesse réside encore dans la communication sur le terrain, du secteur bancaire.

"...ce que je souhaite que vous preniez en compte, c'est la désinvolture avec laquelle la banque.. traite ces opérations et surtout ses clients. Une lettre en date du 16 avril exige une réponse avant le 29 !!! Que se passe-t-il si pour une raison quelconque (hospitalisation, congés, déplacement ou plus simplement courrier égaré ou retardé) vous ne répondez pas dans le délai imparti ? Eh bien, la banque vous le dit sans ambages "vos droits ne seront plus exerçables ou négociables et perdront toute valeur ! fin de citation. On me rétorque que les temps ont changé, que l'informatisation ne permet plus ce genre de contact, bref, que je n'ai rien à redire.

A qui profitent ces pertes de droits dont un haut responsable de la banque m'a avoué qu'elles étaient de plus en plus nombreuses ? Aux gros porteurs qui récupèrent ainsi les titres délaissés par le biais des souscriptions à titre réductible.

Le minimum ne serait-il pas que ces courriers soient recommandés et qu'en cas de non réception pour raison d'absences, les droits soient d'office vendus sur le marché. Cette solution me paraît d'une extrême simplicité, d'après la banque.. elle serait trop onéreuse. Peut-être mais en l'occurrence moins coûteuse que la perte de quelques deux mille euros que subit ma mère.."

Nous sommes alors en octobre 2009 et la publicité revient avec ses slogans sécurisants,  à l'écoute des clients, prometteurs,  mais en fait ce sont les mêmes conseillers qui vont présenter leurs produits financiers et on recommence ou plus exactement on continue !

Claire Bonny©099-2009acabe.fr

05/01/2009

Un livret A, une épargne plus que classique et tellement convoitée par le secteur bancaire.. pourquoi un tel engouement de sa part ?

femmetailleur.jpgLe livret A, un produit par excellence sage de la poste, conservé par la banque postale qui a su jouer la sécurité, doté d'un modeste rapport certes, mais tellement riche dans son concept ; c'est l'épargne préférée des français. Près de 46 millions sont ouverts, soit 3 français sur 4.

Cette banque postale a pu offrir des tarifs modérés, jouant alors un rôle modérateur dans le secteur bancaire en même temps qu'un rôle social et depuis le 1er janvier 2006 la même banque, longtemps considérée comme la banque des pauvres s'impose et propose à ses clients un ensemble de services bancaires et en particulier et depuis peu, des crédits immobiliers.

Mais attention, pourquoi quitter la banque postale pour un livret A ? Bien se rapppeler que la Banque Postale a l'obligation d'accepter les opérations suivantes :

  • le virement comme par exemple, des prestations sociales versées par les collectivités publiques et les organismes de sécurité sociale, des pensions des agents publics,
  • le prélèvement comme l'impôt sur le revenu, et/ou la taxe d'habitation, les taxes foncières ou la redevance audiovisuelle, les quittances d'eau, de gaz ou d'électricité, france télécom et/ou les loyers dus aux organismes d'habitation à loyer modéré.

De tels services sont gratuits et peuvent de ce fait satisfaire les personnes fragilisées au revenus plus que modestes, les banques sauront-elles rendre des services gratuitement ?

On en doute lorsqu'on traite autant de dossiers révélant leurs abus, elles ont tellement de mal à respecter la législation bancaire qui leur incombe. Alors attention, restons vigilants notre épargne c'est avant notre argent.

L'équipe d'acabe.fr se joint à Claire Bonny et vous souhaite une bonne année 2009

10/10/2008

La résistance des banques exige des clients pugnaces même en période de crise bancaire.

femmeblondetele.jpg

 

 

 

Des naufragés impuissants face aux banques qui persistent à ne pas les écouter. On parle, on confère, on converse, on annonce, on avoue, on tchatche, on explique ou plutôt on croit expliquer, bref on révèle que le monde de la finance est un secteur des plus complexes et c'est ainsi que l'on oublie de parler du petit épargnant boursier,  de l'emprunteur bénéficiaire d'un prêt à taux variable ou révisable et qui, eux sont réellement pris dans la tourmente de la fameuse crise bancaire !  Devenons raisonnables et cessons de jouer avec ces mouvances boursières "grande diffusion" qui ne concernent en fait,  dans leur tragédie, qu'une véritable minorité et qui augmentent le chiffre d'affaires de la presse de tout genre, et des audimats. Les grands ont joué, ils ont perdu mais les petits on les a fait jouer très souvent à leur insue...

Les pénalisés à l'heure actuelle, ce sont les petits épargnants de contrats d'assurance-vie par actions entre autres qui voient une partie de leurs économies fondre et les signataires d'un prêt à taux variable dont les conditions deviennent prohibitives. C'est à ce niveau que nos banques ont du mal à réagir en toute sérénité. Un  fait parmi tant d'autres au sujet d'un transfert de PEA par exemple, sous mandat de gestion qui a pris trois mois après l'ordre initial et que pendant ce temps,  les cours des valeurs se sont effondrés. Le manquement au devoir de conseil de la banque est lourd de conséquences. Dans le cadre d'un mandat de gestion donné, la banque a investi sur des valeurs de plus de 90 % dans des fonds gérés par la banque en situation totale de conflit d'intérêt puisque d'une part, le groupe peut soutenir un fonds sous-commercialisé mal noté, ou dont la valeur de la part s'effondre et d'autre part, le même groupe et ses OPCVM encaissent à la fois les frais d'entrée et de sortie à chaque mouvement, et bien sûr des frais pour une speudo-gestion et bien avoir à l'esprit que, dans ce contexte, la banque n'apporte aucune réelle valeur ajoutée. Il est bon de rappeler que toutes les enseignes bancaires ont les mêmes pratiques alors rien ne sert de dévoiler telle ou telle banque.

A travers ce vécu, les responsables ne sont pas des virtuels de la finance mais bien des conseillers financiers de la banque et que faisons-nous ? Le client est en colère et lesdits conseillers absents, en formation, en congés, en rendez-vous,  et le groupe qui réfute ainsi toute concurrence contraint le départ de son client surtout s'il s'agit de seniors. Une absence de conseils, un refus de la concurrence et des situations de conflits d'intérêts font apparaitre une image catastrophique des banques qui ne peut qu'aggraver la désaffection des petits épargnants boursiers. Rappelons que les banques ont su placer leurs produits placements, assurance-vie titres par une politique marketing nébuleuse quant à leur contenu pour tout profane de l'épargne à risques.

Un autre domaine de vécu réside dans la situation des clients titulaires d'un prêt immo à taux variable qui constatent, découvrent,  sans bien en comprendre les rouages que leurs échéances, leur taux et la durée de leur emprunt augmentent subitement.

Comment s'y retrouver face à un tel jargon sur la maitrise du produit vendu par des conseilleurs du Crédit Foncier entre autres banques, qui a distribué des prêts à risques à une époque où effectivement la conjoncture était plus sereine. On constate que la banque a vendu en fonction bien entendu du capital prêté, avec un taux initial sur 15 ans à 2.90 % dans certains dossiers, avec une mensualité de 650 € et aujourd'hui le taux attractif de l'époque passe à 6.08 % sur une durée de 221 mois pour maintenir une mensualité dite "douce"  de 682 € !

Voilà une réalité que toute  banque a du mal à prendre en compte aux fins de renégocier ce type de prêt à fuir.

Alexandra PETIOT

www.acabe.fr

 
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