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24/06/2008

Ces banques qui jouent avec les mots, carte bancaire, santé, complémentaire santé

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A priori le mot carte bancaire représente un moyen de paiement sous forme de carte plastique, équipée d'une bande magnétique et/ou puce électronique qui permet entre autre, d'acheter auprès de fournisseurs possédant un terminal de paiement, sans aller au-delà de la technique qui n'est pas l'objet de cette note. Cette carte bancaire fort prisée par le secteur bancaire est réglementée quant à son impact publicitaire. Quelle carte bancaire choisir ? Selon les revenus, toute banque vend une carte bancaire plus ou moins porteuse de services attachés, souvent inutiles sauf si notre quidam voyage et dispose de revenus ciblés par la banque, sa carte bancaire lui promet une assurance annulation et retour anticipé de voyages, une assistance automobile, médicale et rapatriement,  services d'assistance aux voyages 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 dans le monde entier ; tout a un coût et peut-être que notre quidam est couvert par ailleurs, à lui de bien déterminer ses propres besoins.

J'ai rencontré mon ami "quidam" et bien mal lui a pris de me conter sa mésaventure car il s'agit bien d'une mésaventure bancaire ! Voilà qu'apparait une carte bancaire "avance santé" ! Interpellez par cette approche, mon ami quidam m'explique justificatifs à l'appui : Une banque s'approprie la santé et rien ne lui échapppe : pharmacien, médecin, dentiste, opticien dans tous les secteurs comme l'homéopathie, médicaments non remboursés, acupuncture, ostéopathie. Effectivement, je vois complémentaire santé, prise en charge des remboursements. Le mot "santé" gène mon approche sachant qu'il est significatif de solidarité, que notre système a beaucoup de mal avec ses budgets, que les complémentaires ne sont guère bon marché et voilà qu'une enseigne bancaire s'intéresse à la santé de ses clients ! En fait pas du tout,  la banque vend une carte bancaire santé au prix annuel de 426.48 € soit 38 € par mois à des clients sélectionnés sur leurs revenus. Une petite somme non négligeable ! A renfort de publicité écrite et personnalisée notre ami quidam se voit proposer une offre de contrat très détaillée et pernitieusement nominative et c'est ainsi qu'il bénéficie, je cite "des privilèges exclusifs réservés à la banque tant que les clients détiennent au moins un Eurocompte et deux contrats reconnus "majeurs" par ladite banque". La politique marketing se fait plus claire !

Là où la mésaventure arrive à son terme, c'est que notre ami quidam s'aperçoit que ce produit est défaillant, qu'il ne s'agit que d'une carte bleue à paiement différé, que le tiers payant existe mais uniquement en direction des pharmacies et qu'en fait ce service ne peut fonctionner car les professionnels sont effectivement tous équipés de terminaux électroniques mais uniquement ceux relevant de la carte vitale. Un service vendu cher sans confort d'utilisation sachant qu'une mutuelle peut coûter 20 € par mois avec un réel tiers-payant. Mais au fait, ne s'agit-il pas  d'une publicité mensongère, le devoir de conseil d'une banque est bafoué et la garantie des vices cachés peut se dénoncer.

Merci à mon ami quidam de cette information.

Claire Bony

31/03/2008

Ma banque me refuse un crédit, en a-t-elle le droit...

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La banque qui refuse un crédit est dans la légalité et ne se rend pas coupable d'un refus de vente. Elle insère éventuellement, dans son offre préalable de crédit une clause selon laquelle elle se réserve le droit d'agréer la personne de l'emprunteur. Toute convention de prêt se conclut donc, en tenant compte de la personne du bénéficiaire et il n'y a pas de sanction pénale en refusant le crédit.

Depuis près de 30 ans, l'économie mondiale enregistre plus de 20 crises financières. Record dans la finance et jamais ce milieu n'a connu autant de dysfonctionnements, dont celui de la crise bancaire actuelle, en partie provoqué par les subprime. Les banques n'ont jamais été autant exposées à une série de risques que l'on classe en trois catégories : risques de marché, risques de crédit et risques opérationnels.

Il faut bien se rendre à l'évidence que les crises les plus risquées sont celles où les banques sont impliquées. Les marchés ont pris plus d'importance dans le financement de l'économie avec la dérèglementation et la mondialisation de la circulation des capitaux actuelles. Les banques restent de part leurs prêts, leurs placements et leur rôle d'intermédiaires sur les marchéss, des acteurs incontournables de l'argent et par voie de conséquence de notre économie.

La banque est faite pour prendre des risques et c'est en quelque sorte son métier premier. Les prêts qu'elle consent aux particuliers, aux entreprises ou à un pays aux fins de favoriser son développement, l'oblige à emprunter elle-même de l'argent à court terme pour le prêter sur du long terme à un taux d'intérêt qui inclut sa marge et l'appréciation du risque qu'elle porte sur ses clients. Et c'est à travers ce rôle classique, que la banque fournit le crédit nécessaire à la croissance de l'économie.

La banque est constamment en quête de profits toujours plus élevés, elle est alors tentée de jouer sur les marchés en se voilant la face sur les risques éventuels et ainsi vont se forger des bulles spéculatives dans le mileu boursier et immobilier par exemple. Le secteur bancaire refuse de se limiter aux risques classiques nécessaires pour assurer le financement de l'économie et le crédit moteur d'une croissances se fait rare. Et pourtant la préoccupation de base est bien le respect de limites et le calcul du capital requis pour assurer la solvabilité future de l'institution.

Le risque de crédit est géré à plusieurs niveaux : les système de gestion des limites qui permettent de diversifier le risque et d'éviter la concentration des encours crédit sur un pays, un secteur économique un groupe international par exemple. Et il y a ce fameux scoring ou, rating pour les entreprises, qui évaluent la probalité de défaut de paiement pour un client avant même de lui octroyer le crédit ; ces sytèmes sont souvent basés sur des statistiques de défaillances et permettent de segmenter les clients suivant le risque. Et puis le dernier système, est celui de gestion de portefeuille au delà de systèmes utilisés pour l'octroi du crédit, qui permet d'optimiser les transactions, c'est-à-dire que la notion de pertes moyennes intervient à nouveau mais couplée à la notion de capital économique pour dériver un RAROC, terme qui signifie Risk Adjusted Retrun On Capital, disponible donc à plusieurs niveaux soit par transaction, par client et par entité de la banque.

Voilà comment peut se mesurer les risques de nos banques lorsqu'elles refusent un crédit au consommateur non interdit bancaire et non fiché incident de paiement.

Claire BONY

www.acabe.fr

 
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