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11/02/2008

les banques et le prêt hypothécaire ou le hors la loi des banques

b871e0de5e409bbe87a1e2f5cd3ec40c.jpgEn mars 2006, le législateur met en place la formule du prêt hypothécaire ou crédit hypothécaire et en décembre 2007 le décret est publié, tout est prêt mais les banques ne bougent pas ! Aucune spot publicitaire et dieu sait si elles en sont  des adeptes. Une telle réforme se devait d'être révolutionnaire puisqu'elle constitue une certaine modernisation des garanties hypothécaires "un spécial crédit réservé aux seniors propriétaires". En fait, les garanties s'assouplissent et doivent permettre de concilier propriété et liberté en quelque sorte.

A l'heure où l'on ne cesse de parler de pouvoir d'achat, une telle initiative permettrait à des seniors propriétaires d'emprunter sur la valeur de leur bien et d'améliorer ainsi leur pouvoir d'achat.

Cette réforme de l'hypothèque repose sur deux produits : une hypothèque rechargeable et un viager hypothécaire. L'hypothèque rechargeable consiste pour un particulier à demander à sa banque le rechargement de son hypothèque c'est-à-dire le report de la fraction de garantie libérée par ses remboursements pour obtenir un nouveau financement : la maison, l'appartement et c'est ainsi que le capital principal devient une garantie. L'hypothèque prend alors en compte l'évolution de la vie.

Quant au viager hypothécaire, aujourd'hui la durée de vie est beaucoup plus longue et entraine des besoins nouveaux comme par exemple les dépenses de dépendance. Où trouver l'argent pour financer ces besoins évolutifs ?

De par cette nouvelle disposition, la personne âgée pourrait obtenir un prêt lié à la valeur de son bien immobilier.Rien à rembourser, puisque le remboursement se ferait par la vente dudit bien au décès ou après son départ en maison de retraite. Les héritiers n'auraient rien à rembourser puisqu'au décès le bien serait vendu sauf si ces même héritiers veulent eux-mêmes rembourser le crédit. Une telle formule est très intéressante mais les banques ne sont pas au rendez-vous !

Afin de bénéficier d'un tel crédit hypothécaire il faut avoir acquis un bien immo grâce à un crédit immobilier classique, garanti par une hypothèque. Peu importe que ce bien soit une résidence principale ou secondaire, et peu importe également des conditions de ressources de l'emprunteur.

Toutefois, quelques réserves sont à prendre en compte : ne pas oublier le principe de toute hypothèque qui en cas de difficultés de remboursement dudit crédit, les créanciers sont en droit d'exiger la vente du bien immobilier. Néanmoins, il faut également prendre en compte que les banques devraient prêter à concurrence de 30 % de la valeur vénale du bien donc leur risque est fort limité.

A l'heure actuelle malgré les demandes aucune banque ne veut s'aventurer dans cette formule : les banques n'ont pas la culture de prêter de l'argent sur des personnes à risques.

Mais au fait, il s'agit tout de même d'une loi !

C. Bony

acabe.fr

04/02/2008

banque, actualite, media information et Société Générale, petits porteurs banque

828f277a6800d043bc3b146c93fdbde7.jpgUn peu de recul face à ces informations follement médiatisiées est indispensable pour mieux comprendre cette actualité bancaire provoquée par la Société Générale. Toujours plus d'infos, toujours plus vite transmise, mais au fait, pour quoi dire ? Des medias qui s'intéressent à la banque mais le thème doit être porteur c'est alors que le voyeurisme s'impose : la photo et encore la photo, diffusée et rediffusée et c'est la dérive.

Les déboires de la Société Générale révèlent tout et rien, des informations saupoudrées, on évite l'essentiel "sa propre responsabilité". Elle doit se montrer à la fois rassurante et dégager sa vérité. Serait-ce une télé réalité, certains media en raffolent, un show bancaire pas davantage où sont les figurants, les artistes ? L'information est-elle devenue synonyme de communication ?

Restons clairs le secteur bancaire n'est pas remis en cause dans notre économie mais le citoyen réclame plus de transparence dans ses relations commerciales avec sa banque. Les media en appellent à des experts financiers, boursiers en quelque sorte font de la pédagogie boursière mais aucun représentant de la banque et ce, quelle quelle soit d'ailleurs, nous ne sommes pas dupes, toutes les banques manquent de transparence envers leur clientèle. Une notion toute simple, différencier la banque de dépôt de celle d'investissements car cet amalgame brouille le rôle de chacune de leurs activitiés. Peu de considération sur la masse des "petits épargnants" les écouter c'est reconnaître nos erreurs se disent les cadres de la Société Générale, faisons le dos rond et attendons, c'est vrai qu'avec le temps tout s'efface.

La banque peut-elle réellement écouter ses épargnants : ils veulent des assemblées générales dynamiques avec un contenu plus explicite, ils réclament plus de transparence sur la rémunération de leurs dirigeants, davantage de clarté sur les stocks options, voilà des orientations que souhaitent à une grande majorité l'ensemble des petits porteurs.

C. Bony

www.acabe.fr

28/01/2008

L'épargne boursière des petits dans le cyclone de la finance de la Société Générale

c51b8c34489d42edd3e37e6d33b21ede.jpgMalheur aux petits dans cette jungle de la finance. L'amalgame entre banque de dépôt et banque d'investissement est au summum de son paroxisme. Petit veut devenir propriétaire ? Oui dit la banque, nous vous proposons des prêts immo à taux variable, des prêts à taux zéro. Petit veut investir ? Oui, nous avons des produitis sûrs comme l'assurance-vie. Petit détient un compte bancaire avec comme principal mouvement son salaire comme bon nombre de français selon les statistiques 1500 €, alors la banque va lui pourrir son quotidien s'il dépasse de peu un découvert toléré ou conventionnel, elle mégote sur une date de valeur, sur des centimes d'euros pour passer un prélèvement ! Sans faire le jeu de la démagogie bien sûr, c'est tellement tentant mais il faut bien reconnaitre qu'il y a confusions dans les rôles.

Si l'on revient à Petit, la banque lui propose avec une aisance incongrue des produits à risques comme par exemple : le taux variable, les sicav dynamiques, en fait des produits dérivés très risqués par leur complexité. Au fait, quel le rôle premier d'une banque ?

Se frotter au monde de la toute puissante finance reste dangereux et pour cause ! Le citoyen profane est tenté de voir son argent se démultiplier rapidement alors, il croit aux dires de son conseiller financier, ou se fie à internet qui facilite l'accès à la bourse par des tarifs attractifs et une cotation en temps réel. En fait, ces enseignes bancaires appliquent les ordres reçus de leur hiérarchie qui leur impose des placements de produits et affublés de noms tous aussi ridicules qu'inutiles en oubliant qu'il s'agit avant tout d'une épargne boursière que l'on veut accessible à tous et pour tous, mais qui, au demeurant reste la symbolique d'un travail humain acquis au fil des années laborieuses et, à ce niveau les banques ne devraient pas s'autoriser à jouer avec l'argent de leurs petits épargnants clients, les risques encourus étant disproportionnés.

La spéculation est un rêve plein d'embuches pour le non professionnel. Aujourd'hui la société générale, demain une autre et de tels agisssements ont souvent été dénoncés mais jamais pris en compte. Un relationnel client des plus critiques (plates-fromes téléphoniques, des 3933, des boîtes vocales à tout va, aucune cellule de communication dans la tourmente de leurs clients épargnants), un manque de professionnalisme dans les produits d'épargne, un manque à une obligation légale de conseils, d'informations, de mise en garde, conformément à une jurisprudence récente de 2006.

Claire BONY

ACABE

 
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