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14/10/2008

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Bonjour,

L'Association de défense des consommateurs Contre les Abus des Banques Européennes organise un collectif concernant les prêts immobiliers à taux variable et/ou révisables à l'encontre du Crédit Foncier.

Cette association recommande à tous ceux qui ont bénéficié d'une telle formule de prêt immobilier à rejoindre ladite association soit en téléphonant au 01 43 24 31 30 ligne non surtaxée ou en adressant un couriel à : acabe@acabe.fr

 Claire Bony

10/10/2008

La résistance des banques exige des clients pugnaces même en période de crise bancaire.

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Des naufragés impuissants face aux banques qui persistent à ne pas les écouter. On parle, on confère, on converse, on annonce, on avoue, on tchatche, on explique ou plutôt on croit expliquer, bref on révèle que le monde de la finance est un secteur des plus complexes et c'est ainsi que l'on oublie de parler du petit épargnant boursier,  de l'emprunteur bénéficiaire d'un prêt à taux variable ou révisable et qui, eux sont réellement pris dans la tourmente de la fameuse crise bancaire !  Devenons raisonnables et cessons de jouer avec ces mouvances boursières "grande diffusion" qui ne concernent en fait,  dans leur tragédie, qu'une véritable minorité et qui augmentent le chiffre d'affaires de la presse de tout genre, et des audimats. Les grands ont joué, ils ont perdu mais les petits on les a fait jouer très souvent à leur insue...

Les pénalisés à l'heure actuelle, ce sont les petits épargnants de contrats d'assurance-vie par actions entre autres qui voient une partie de leurs économies fondre et les signataires d'un prêt à taux variable dont les conditions deviennent prohibitives. C'est à ce niveau que nos banques ont du mal à réagir en toute sérénité. Un  fait parmi tant d'autres au sujet d'un transfert de PEA par exemple, sous mandat de gestion qui a pris trois mois après l'ordre initial et que pendant ce temps,  les cours des valeurs se sont effondrés. Le manquement au devoir de conseil de la banque est lourd de conséquences. Dans le cadre d'un mandat de gestion donné, la banque a investi sur des valeurs de plus de 90 % dans des fonds gérés par la banque en situation totale de conflit d'intérêt puisque d'une part, le groupe peut soutenir un fonds sous-commercialisé mal noté, ou dont la valeur de la part s'effondre et d'autre part, le même groupe et ses OPCVM encaissent à la fois les frais d'entrée et de sortie à chaque mouvement, et bien sûr des frais pour une speudo-gestion et bien avoir à l'esprit que, dans ce contexte, la banque n'apporte aucune réelle valeur ajoutée. Il est bon de rappeler que toutes les enseignes bancaires ont les mêmes pratiques alors rien ne sert de dévoiler telle ou telle banque.

A travers ce vécu, les responsables ne sont pas des virtuels de la finance mais bien des conseillers financiers de la banque et que faisons-nous ? Le client est en colère et lesdits conseillers absents, en formation, en congés, en rendez-vous,  et le groupe qui réfute ainsi toute concurrence contraint le départ de son client surtout s'il s'agit de seniors. Une absence de conseils, un refus de la concurrence et des situations de conflits d'intérêts font apparaitre une image catastrophique des banques qui ne peut qu'aggraver la désaffection des petits épargnants boursiers. Rappelons que les banques ont su placer leurs produits placements, assurance-vie titres par une politique marketing nébuleuse quant à leur contenu pour tout profane de l'épargne à risques.

Un autre domaine de vécu réside dans la situation des clients titulaires d'un prêt immo à taux variable qui constatent, découvrent,  sans bien en comprendre les rouages que leurs échéances, leur taux et la durée de leur emprunt augmentent subitement.

Comment s'y retrouver face à un tel jargon sur la maitrise du produit vendu par des conseilleurs du Crédit Foncier entre autres banques, qui a distribué des prêts à risques à une époque où effectivement la conjoncture était plus sereine. On constate que la banque a vendu en fonction bien entendu du capital prêté, avec un taux initial sur 15 ans à 2.90 % dans certains dossiers, avec une mensualité de 650 € et aujourd'hui le taux attractif de l'époque passe à 6.08 % sur une durée de 221 mois pour maintenir une mensualité dite "douce"  de 682 € !

Voilà une réalité que toute  banque a du mal à prendre en compte aux fins de renégocier ce type de prêt à fuir.

Alexandra PETIOT

www.acabe.fr

29/09/2008

GERANT, MA BANQUE REFUSE TOUT CREDIT....

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Les petites entreprises rencontrent de plus en plus de difficultés pour obtenir un prêt auprès de leur banque, et la conjoncture actuelle du secteur bancaire n'arrange pas la situation. Il n'existe pas de droit au crédit.  La banque reste libre de refuser un crédit d'autant qu'elle peut voir sa responsabilité engagée en cas de financement fautif. En contrepartie de ce droit exorbitant, elle est soumise à des principes, obligations et devoirs bancaires. Cependant la banque n'a pas le droit de rompre des pourparlers trop avancés, ni de ne pas mettre en place un crédit déjà promis. Mais la frontière entre pourparlers pré-contractuels et promesse abusive demeure complexe.

Nouveau concept difficile et délicat : le devoir de conseils des banques que tout responsable de société doit prendre en compte lorsqu'il s'adresse à sa banque pour l'obtention d'un prêt. Depuis une affaire comme ASTRE, la jurisprudence affirme le devoir d'infos des banques c'est-à-dire l'obligation de s'informer sur la situation financière réelle des entreprises, d'exiger des bilans certifiés par le commissaire aux comptes pour obtenir les infos adéquates sur les clients, aux fins d'assumer leur risque bancaire. Certes, les écritures bancaires sont un moyen important de connaissance de la situation, la banque peut être condamnée pour s'être satisfaite de documents comptables non visés, confirmation faite par la cour de cassation de février 1985 et mai de la même année.

Un devoir de diligence par des investigations, des vérifications : Que faut-il entendre par diligences à mener : l'environnement du projet, le contexte économique dans lequel le projet doit être développé, la concurrence, la santé financière et les possibilités de l'emprunteur, les conséquences financières du développement du projet par exemple. La banque doit justifier qu'elle s'est fait remettre un budget prévisionnel sérieux, qu'elle a accordé des crédits au vu de documents établis par des experts comptables et certifiés par commissaires aux comptes rappel de la cour de cassation de mars 1990. Là encore, la banque doit avoir vérifié les infos communiquées sans méconnaître son devoir de non-immixtion, elle se renseigne auprès de clients de l'entreprise par exemple (arrêt cour de cassation de mai 1994).

Un devoir également de discernerment, synonyme de vigilance qui concerne une obligation d'analyse de la situation du client à partir des données brutes délivrées par son client et recoupées par des vérifications. Mais la banque doit se livrer à des analyses propres et des recoupements en utilisant son raisonnement professionnel. En fait le devoir de vigilance doit être inversement proportionnel à la compétence de l'emprunteur et c'est cette notion de discernement qui est la base même de l'appréciation de la responsabilité du professionnel du crédit. Elle induit forcément l'information et les diligences nécessaires et introduit la notion de conseil. Un arrêt de la cour de cassation de juillet 1995 considère qu'une banque a le devoir de ne pas accorder un crédit dès lors qu'il apparait que le taux d'endettement dépasse ce qui est admis par l'usage bancaire.

Par contre, il n'y a pas faute selon un arrêt de la cour de cassation de novembre 1994 pour seulement des fonds propres insuffisants ou maintien des concours avec diminution des pertes et croissance des ventes, ou en attendant une reprise avec des chances de redressement selon là aussi, un arrêt de la cour de cassation rendu en juin 1993, ou en cas de règlement amiable

Et le législateur ? La loi de 1994 modifiant celle de 1984 vise à developper la prévention des difficultés et à apporter des sûretés supplémentaires aux banques avec pour conséquence de limiter le recours et le jeu des garanties, qui retardaient les procédures de redressement et de liquidation judiciaire dans un souci d'intérêt public.

Quant au devoir de conseil qui est une mise en garde, il concerne l'opportunité du crédit, la rentabilité de l'opération projetée, la crédibilité du projet, l'endettement. La banque ne doit faire courir de risques inconsidérés à ses clients. En tant que professionnel, le banquier se doit de conseiller et d'informer son client d'autant que ce client peut être profane notion confirmée par un arrêt de la cour de cassation de juin 1995. La jurisprudence est de plus en plus omniprésente.

Et c'est ainsi que les banques se montrent frileuses disons-nous, face aux dossiers de demandes de crédits. Les banques n'aiment se voir responsabiliser et d'ailleurs, la situation actuelle le démontre. N'oublions pas également que les banques détiennent le pouvoir de noter les entreprises et de telles notations sont discrètement confinées dans toute une série de fichiers et circulent en interne.

Claire Bony

 
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