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09/06/2008

Des promesses futures difficiles à tenir par nos banques, surveillance oblige

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Le secteur bancaire sur le devant de l'actualité nationale nous rappelle, non sans quelque hypocrésie, son bon vouloir d'améliorer la gestion quotidienne de ses relations clientèle. La Fédération Bancaire Francaise (BDF) et l'Association des Sociétés Financières (ASF) s'engagent sur des dispositions pratiques, à plus de transparence notamment dans l'encadrement d'un prêt immobilier à taux variable non capé en supprimant la pratique du taux d'appel ainsi que le mécanisme d'amortissement négatif. Bonne chose, mais lorsqu'elles annoncent que les clients disposent déjà "d'un guide de la mobilité" quand on gère les dossiers d'abus bancaires au quotidien, ce rappel interpelle ! Il faut bien avoir en tête d'abord, que ces dispositions ne reposent pas sur des textes législatifs.

Parmi ces propositions le client pourra demander à sa banque d'effectuer les formalités administratives en cas de changement d'établissement aux fins de gérer ses opérations prélèvements et virements réguliers sur un nouveau compte. La nouvelle banque disposera alors de 5 jours pour transmettre les coordonnées de domicialition bancaire, un tel dispositif semble très exigeant pour les banques. Ces mêmes banques s'engagent à diffuser "grand public" ce service "mobilité". Il faut tout de même prendre en compte que depuis 2005 l'appelation "mobilité" est déjà dans la politique marketing bancaire et les manquements sont omniprésents. Et, on fait silence sur le coût facturé aux clients. La clôture d'un compte banque, est soumis à un texte législatif et non à des engagements du secteur bancaire et là c'est clair ".. la clôture d'un compte est gratuite depuis janvier 2005".!

Il est dommage que pour faire jouer une réelle concurrence dans le secteur bancaire, il faille établir un rapport de force. La tarification est libre dans son concept mais confuse dans la pratique. Le consommateur n'est pas forcément un révolutionnaire, il veut payer au juste prix ! Comment croire ces promesses, ces engagements, cette charte, lorsque l'on sait que certaine enseignes bancaires méprisent encore la loi Murcef par exemple !

Il y a toute de même une différence entre un plafonnement des tarifs et une tarification autoritaire qui, à priori ne devrait pas avoir d'espace dans une économie libérale, mais les banques refusent la transparence dans leurs méthodes marketing ! Il y aura véritablement concurrence bancaire sur notre territoire lorsque les banques étrangères y seront bien implantées.

Claire BONY

www.acabe.fr

04/05/2008

L'épargne peut-elle réellement sauver le monde ?

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Une mode dans l'épargne, des nouveautés pour conforter, stimuler l'épargne. La rentabilité, objectif premier de tout épargnant, mais ce qui semble révolutionnaire réside dans le fait du concept même de cette rentabilité qui œuvre pour des pauvres voire pour sauver la planète ! Placer son argent rapporte à l'épargnant mais peut aussi rendre service à l'humanité. Il existe un marché de l'investissement socialement responsable, des placements qualifiés solidaires ou encore des placements qui proposent une épargne de partage. L'épargne et la bourse peuvent s'orienter là encore vers des associations caritatives ou des ONG et dans cette pespective, attention aux sociétés qui ne respecteraient pas les droits de l'homme, l'environnement ou pire celles qui oseraient faire travailler des enfants. La bourse positionne en quelque sorte sa morale depuis 2001 par la loi nouvelles régulations économiques.

L'épargnant se doit de se renseigner soit auprès de sa banque soit auprès d'une presse spécialisée sur les fonds évalués par les agences de notation sociétale et connaître les entreprises les plus transparentes sur leur gestion. Il existe également une épargne dite solidaire et là on constate un phénomène innovant à travers le rôle de la femme dans cette épargne bienveillante à l'homme, par un investissement dans les fonds solidaires ou le partage des revenus de l'épargne. Les fonds solidaires permettent de soutenir des projets socialement utiles qui trouvent difficilement des financements sur les marchés classiques. Pour y souscrire il faut passer par les clubs d'investisseurs, les sociétés de capital-risque ou par les sociétés financières coopératives. Des femmes ont alors créé des associations comme Racines qui est un réseau d'accompagnement des créations et initiatives avec une nouvelle épargne de solidarité en 1989. Elles mettent en place en 1991 des Clubs locaux d'épargne pour celles qui entreprennent, un outil financier sous le statut juridique de l'indivision. Toutefois, ce type d'épargne solidaire est très risqué car tout repose sur la santé des entreprises.

Une autre forme d'épargne est le don, option plus sécurisante mais il faut offrir au moins 20 % des intérêts à une association qui œuvre pour la protection de l'environnement ou l'insertion professionnelle de personnes en difficulté. C'est ce que l'on appelle l'épargne de partage. Plusieurs choix s'offrent alors à l'épargnant entre le livret, le fonds commun de placement ou l'assurance-vie. Le plus sûr reste le livret et l'épargne est versée à l'Unicef par exemple, et le plus est la déduction fiscale.

Depuis 1995 un label pour finance et solidarité s'impose avec une attribution soumise à des critères de solidarité, de transparence et d'information. Par exemple un investissement solidaire au moins 5 à 10% d'un encours d'épargne collectée, doit financer des projets solidaires. Dans le cas des revenus de l'épargne 25% du revenu sont à verser sous forme de dons à des organismes solidaires et l'organisme gestionnaire est tenu d'informer l'épargnant au moment de sa souscription, du caractère solidaire des fonds.

Les banques se sont mises au développement durable. Janvier 2007 un décret les ont obligées à transformer le Codevi en livret de développement durable. Pour un taux d'intérêt maintenu à 2.75 % le plafond s'élève à 6000 € contre 4600 € pour oublier le Codevi. Actuellement au moins 2% de la collecte doivent financer des prêts pour des travaux d'économie d'énergie dans le bâtiment.

Alors l'ensemble de ces dispositions novatrices, devraient engendrer quelques améliorations pour les plus démunis et une telle valorisation pour les épargnants que l'on souhaite diffuser cette épargne populaire au plus grand nombre.

 Claire Bonny

www.acabe.fr

21/01/2008

Le langage codé des banques et ses conséquences

Le marketing bancaire s'est doté dans les années 2005-2006 d'un linéaire de prêts immobiliers dont le prêt immo à taux variable ou révisable. Introduit sur le marché français au début des années 90, ce prêt est fort complexe dans sa pratique mais attractif pour des jeunes ménages dépourvus d'apport personnel et miroitant un taux séduisant de 3.40 % à l'époque.

Les banques ont ciblé des consommamteurs en quête d'accès à la propriété sans prendre en compte les risquess encourus inévitables du taux variable. Les établissements financiers ne peuvent ignorer les aléas attachés à cette formule.

Il faut bien avoir en mémoire avant de s'engager dans un crédit immo le niveau en cours des taux d'intérêt à court et à long etrme pour évaluer la notion de risque et de gain potentiel, sachant bien entendu que les évolutions des taux d'intérêts sont constantes.

Dans les années 2005-2006, UCB, Crédit Foncier suivi du CIC, établissements spécialisés et pionniers de ce type de prêt immo à taux variable ont lancé cette formule. Le taux variable était plus avantageurx 3.40 % face à un taux fixe de 3.8 % et établi sur une durée de 25 ans. C'est alors que les banques ont assuré à leurs nouveaux clients, que les mensualités resteraient constantes ou plafonnées et de tels propos ont été consignés dans un rédactionnel plein de subtilité technique et de fait, incompréhensible peour le commateur qu'ils étaient. Il fallait comprendre, donc savoir, par exemple, qu'un taux capé dit plafonné ne concerne pas le taux proporementdit du crédit mais la mensualité. Seul alors  le taux de l'Euribor ne peut dépasser les 4.60% au détriment du taux du crédit qui lui peut augmenter, autre exemple et non des moindres à travers les mots Euribor 3 et Euribor 1 à quoi servent ces deux références ? Tout simplement ils conditionnent la périodicité de la variation du taux. Leur rôle est capital.

Certes, les banques françaises suivent la règle des 33% de la capacité d'emprunt, mais il faut savoir tout de même que dans les charges budgétaires n'apparaissent pas les charges de copropriété si nécessaires, et dans tous les cas les impôts locaux et fonciers. L'ensemble représente une partie non négligeable dans un budget et n'est pas pris en compte, dans le montante des dossiers de demande de financement. Alors, loorsque ces mêmes ménages constatent que le taux d'intérêt passe de 3.4 % à 6.20 % en un an, il y a de quoi paniquer.

Les association de consommateurs réagissent devant de tels abus  et notamment l'association ACABE.FR qui dénonce les abus de tous les établissements financiers.

C.BONY

 
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