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03/06/2009

OUI AUX FRAIS BANCAIRES NON AUX ABUS BANCAIRES

Les clients ne réagissent pas assez en cas d'abus bancaires et les pratiques commerciales qualifiées d'abusives ne sont pas assez diffiusées voire dénoncées. Les conseillers financiers doivent répondre à des impératifs marketing sans se préoccuper des effets pervers qu'ils peuvent provoquer envers leurs clients en ne prenant pas en compte leurs véritables attentes. Des livrets A sont ouverts sans autorisation, des ventes forcées de services inutiles et/ou incohérents avec des ouvertures comme par exemple sur des secteurs prestataires de jardinerie, de vente d'installation "alarme", des frais de découvert prohibitifs dus très souvent à un certain laxisme, des placements inadaptés, du forcing dans l'assurance décès associée à une ouverture d'un PEL, voilà des approches répréhensibles constatées au quotidien. Discuter avec ces conseillers est devenu une démarche difficile, délicate quand on sait qu'en fait leurs pouvoirs sont fort limités. Le recours aux médiateurs est une utopie. La majorité d'entre eux, dépend de leur propre banque alors, où peut se situer l'objectivité à apporter une solution équitable et de plus, là encore on constate que ces médiatieurs ont des latitudes très limitées.

Le principal mot d'ordre est de réaliser du chiffre et encore du chiffre et on oublie totalement la législation bancaire ou pire on ne la connait pas ! Le droit au compte est très souvent bafoué et aucun scrupule quant à laisser son client sans un sous parcequ'il n'a plus de carte bancaire ! On saisit les insaisissables comme le RMI sans scrupule, on tente d'ignorer les décisions de justice alors on contourne, mais dieu merci certains consommateurs ont su être prévoyants en adhérants à des associations spécialisées, on créé un rapport de force en imposant une assurance liée au crédit vendu en y obligeant également la domicilaition de revenus, pression, chantage. Aussi grave, est de constater également leur comportement face aux entreprises, la traçabilité des lignes de crédit sont totalement obscures. Qui peut avoir quoi, combien, quand ? Là encore c'est au bon vouloir de ce fameux conseiller ! Quant à la protection de ces entreprises contre leurs risques d'impayés là encore les banques ne prennent même pas la peine d'analyser les comptes, elles taxent et très très fort. Que faire face à autant d'abus, d'erreurs ? Des rappels à l'ordre devant des textes de lois et une jurisprudence de plus en plus omniprésente, des actions en justice, et peut-être et pourquoi pas des manifestations de consommateurs !

Mai au fait, ne mélangeons pas tous les genres ! Il faut bien évidemment dénoncer les abus de toute sorte aussi bien en placements assurance-vie, qu'en gestion de comptes courant mais si les medias font cas des frais bancaires avec autant de véhémence certes, une telle approche reste positive, mais pour le moins insuffisante en ce sens que le problème ne se situe pas dans le principe même des frais bancaires justifiés par un service proposé et vendu dans leur fondement et en toute légalité mais par une approche pédagogique qu'il faudrait diffuser. C'est-à-dire pourquoi autant de frais bancaires ? Une banque peut coûter cher c'est une réalité légale.

On ne peut que conseiller aux clients de réagir, même si l'enjeu demeure peu conséquent.

Claire Bonny

 

 
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