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19/05/2008

Des frais bancaires toujours excessifs, les banques coûtent cher au consommateur

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On parle à nouveau des frais bancaires, c'est une bonne chose d'informer les consommateurs que les frais bancaires sur les incidents de payement (chèque et/ou prélèvements bancaires) sont désormais règlementés, mais est-ce réellement porteur d'intérêts ? En constatant les échos, nous sommes presque contraints de répondre, un non, mais... !

Parlez des banques gêne, on a le sentiment que peu de personnes sont concernées par des malversations dans le montage de prêts, dans la gestion courante des comptes bancaires, dans les déclarations de perte et/ou de vol de cartes bancaires, alors les medias se détournent et optent pour des sujets plus porteur. Le pouvoir d'achat dont on ne cesse de faire référence est tout même atteint par les abus des banques. Les frais excessifs existent dans d'autres écritures que celles des incidents de paiement. Les banques doivent vivre, certes sur leurs services mais au même titre que des sociétés prestataires.

Prenons comme exemple un cas précis d'un consommateur accédant à la propriété pour un emprunt qui devait s'achever en 2011 et pour qui, à l'heure il reste 20 000 € à payer. Il décide de mettre son bien en vente et dans le même temps il s'engage dans un projet de location-accession d'une maison neuve. Cette maison génère quelques frais d'artisans et notre consommateur s'adresse alors à sa banque pour obtenir un prêt dans l'attente du produit de la vente de son bien initial. Sa propre banque monte alors le dossier et notre consommateur a toute confiance quant à la défense de ses intérêts. Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il découvre qu'il y a eu inscription d'hypothèque, deux prêts pour un montant global de 65 000 € avec pour chacun des frais de commission soit 2600 €, que le remboursement devait se faire dès que la maison serait vendue et que le remboursement anticipé coûterait 3120.19 € pour un prêt et 515.74 € pour le second et 600 € pour la main levée d'hypothèque !

Il faut rappeler que les frais d'hypothèque sont équivalents à 2% du montant du prêt et le conservateur des hypothèques est rémunéré à hauteur de 0,10% du montant du bien.

Notre consommateur n'a certainement pas été assez informé et n'a pas bien lu également l'ensemble de ses contrats. Encore, faudrait-il que le vocabulaire utilisé soit compréhensible par tout consommateur et que tous les frais annexes soient bien mentionnés !

Ladite maison a bien été vendue, les prêts réglés par anticipation comme prévu et notre consommateur s'est vu ainsi devoir payer 8142 € de frais annexes à cette opération soit 12.5 % !

La toute première question qui vient à l'esprit : la banque défend-elle réellement les intérêts de ses clients ou d'abord les siens ? Etait-il indispensable d'enregistrer une inscription d'hypothèque ? Pourquoi deux prêts pour un montant de 65 000 € par exemple. Le devoir de conseils, d'informations rappelé par une jurisprudence récente semble être fort difficile à appliquer pour ces conseillers en clientèle qui font preuve de "forcing".

Claire BONY

www.acabe.fr

 

04/05/2008

L'épargne peut-elle réellement sauver le monde ?

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Une mode dans l'épargne, des nouveautés pour conforter, stimuler l'épargne. La rentabilité, objectif premier de tout épargnant, mais ce qui semble révolutionnaire réside dans le fait du concept même de cette rentabilité qui œuvre pour des pauvres voire pour sauver la planète ! Placer son argent rapporte à l'épargnant mais peut aussi rendre service à l'humanité. Il existe un marché de l'investissement socialement responsable, des placements qualifiés solidaires ou encore des placements qui proposent une épargne de partage. L'épargne et la bourse peuvent s'orienter là encore vers des associations caritatives ou des ONG et dans cette pespective, attention aux sociétés qui ne respecteraient pas les droits de l'homme, l'environnement ou pire celles qui oseraient faire travailler des enfants. La bourse positionne en quelque sorte sa morale depuis 2001 par la loi nouvelles régulations économiques.

L'épargnant se doit de se renseigner soit auprès de sa banque soit auprès d'une presse spécialisée sur les fonds évalués par les agences de notation sociétale et connaître les entreprises les plus transparentes sur leur gestion. Il existe également une épargne dite solidaire et là on constate un phénomène innovant à travers le rôle de la femme dans cette épargne bienveillante à l'homme, par un investissement dans les fonds solidaires ou le partage des revenus de l'épargne. Les fonds solidaires permettent de soutenir des projets socialement utiles qui trouvent difficilement des financements sur les marchés classiques. Pour y souscrire il faut passer par les clubs d'investisseurs, les sociétés de capital-risque ou par les sociétés financières coopératives. Des femmes ont alors créé des associations comme Racines qui est un réseau d'accompagnement des créations et initiatives avec une nouvelle épargne de solidarité en 1989. Elles mettent en place en 1991 des Clubs locaux d'épargne pour celles qui entreprennent, un outil financier sous le statut juridique de l'indivision. Toutefois, ce type d'épargne solidaire est très risqué car tout repose sur la santé des entreprises.

Une autre forme d'épargne est le don, option plus sécurisante mais il faut offrir au moins 20 % des intérêts à une association qui œuvre pour la protection de l'environnement ou l'insertion professionnelle de personnes en difficulté. C'est ce que l'on appelle l'épargne de partage. Plusieurs choix s'offrent alors à l'épargnant entre le livret, le fonds commun de placement ou l'assurance-vie. Le plus sûr reste le livret et l'épargne est versée à l'Unicef par exemple, et le plus est la déduction fiscale.

Depuis 1995 un label pour finance et solidarité s'impose avec une attribution soumise à des critères de solidarité, de transparence et d'information. Par exemple un investissement solidaire au moins 5 à 10% d'un encours d'épargne collectée, doit financer des projets solidaires. Dans le cas des revenus de l'épargne 25% du revenu sont à verser sous forme de dons à des organismes solidaires et l'organisme gestionnaire est tenu d'informer l'épargnant au moment de sa souscription, du caractère solidaire des fonds.

Les banques se sont mises au développement durable. Janvier 2007 un décret les ont obligées à transformer le Codevi en livret de développement durable. Pour un taux d'intérêt maintenu à 2.75 % le plafond s'élève à 6000 € contre 4600 € pour oublier le Codevi. Actuellement au moins 2% de la collecte doivent financer des prêts pour des travaux d'économie d'énergie dans le bâtiment.

Alors l'ensemble de ces dispositions novatrices, devraient engendrer quelques améliorations pour les plus démunis et une telle valorisation pour les épargnants que l'on souhaite diffuser cette épargne populaire au plus grand nombre.

 Claire Bonny

www.acabe.fr

 
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